Jeudi 27 septembre 2007
Salut tout le monde , j'ai trouvé un petit article sympa sur le site http://www.watermansport.com.


C est l'interview de Jamie Mitchel le multi
vainqueur de la molokai et de la San-Sebastien Capbreton.
Quels sont les sports que tu pratiques ?
J’ai fait du rugby, du foot, de la natation et bien sûr du surf life-saving. Je garde un très bon souvenir de mes années Nipper ou tous les week-ends se passaient sur la plage du club (Coff Harbour) à faire des compétitions de nipper board dans les vagues.
J’ai été 1er du Queensland et 2e aux championnats d’Australie en paddleboard à l’âge de 19 ans avec mon club de la Gold coast North Burleigh
Comment as-tu connu la course de paddleboard longue distance qui traverse le chenal Molokai – Oahu à Hawaii ?
Mick Dibetta a fait la première édition en 1997 et l’a gagnée. De retour en Australie, il nous a parlé de ce moment magique et j’ai de suite accroché. Il était sur Hawaii pour une compétition de surf life-saving « Ocean Festival » et il a profité d’être sur place pour s’inscrire à cette course.
Combien de fois tu as traversé le chenal Molokai – Oahu ?
J’ai fait 9 traversées au total dont 7 en solo et 2 en team.
Je me suis inscrit à cette course pour la première fois en 1999, j’avais 21 ans et c’était en Team (paddleboard de 12 pieds) avec mon ami Leon Hay (champion du monde de paddleboard en surf life saving). Nous avons fini 1er.
En 2000, j’ai traversé le chenal en Solo sur une planche de 15’6 pieds shapée par Dick Van Straleen. J’ai fini 6e.
En 2001 je me suis retrouvé à Hawaii à la fin d’un voyage autour du monde. J’ai été contacté par l’Hawaiien Mick Fox pour la faire en Team et on a fini 1er.
C’est à partir de cette année que j’ai décidé de m’entraîner sérieusement et d’en faire un objectif. De 2002 à 2007, j’ai traversé le chenal en solo et j’ai gagné à chaque fois. J’ai battu le record détenu par Mick Ditteba en 2004 en 4 h 57 min, et en 2007 en 4 h 48 min.
Quel genre de planche utilises-tu pour la Molokai ?
Au début, j’utilisais des paddleboard shapés par Dick van Straleen que ce soit pour le surf life-saving 10.6, que pour la longue distance, 12 et 15.6 pieds. Aujourd’hui, je travaille avec Infront sur un modèle 17.6 pieds. C’est une planche shapée à la main à mes mesures, mes exigences et surtout pour Hawaii. Il y a un double concave du nose jusqu’au tail avec un bon rocker pour permettre de surfer les grosses houles pendant la course. Au fil des traversés, nous nous sommes aperçus qu’une planche de 17.6 – 18 pieds était idéale. Ma board pèse entre 12 et 14 kg. Si, on utilise un paddleboard trop léger, on est soumis à la poussée du vent comme un bouchon et une planche trop lourde on n’avance pas. C’est Mick Dibetta qui a mis au point le système de dérive que l’on retrouve sur toutes les planches Australiennes actuellement.
Et pour les autres courses comme la Catalina et San Sebastian – Capbreton ?
Pour la Catalina, il faut un paddleboard de plus de 18 pieds avec beaucoup moins de rocker. Pour la San Sebastian – Capbreton j’ai utilisé une bonne planche prêtée par Watermansport.
Parle-moi de la course à Hawaii ?
C’est une course qui procure beaucoup de sensations et d’émotions. On rame avec les éléments, le vent et le swell sont favorables. Il y a de plus en plus de monde, de concurrence et d’internationaux. J’ai beaucoup de feeling avec cette course car il y a toute l’histoire du surf avec ces personnages comme le Duke qui font d’Hawaii un lieu particulier. Cette course est considérée comme les championnats du monde, mais ce n’est pas officiel.
Et la course en France ?
Je m’entraîne pour un effort de 5 h 30, pas pour 7 heures. Ça reste trop long pour moi. De plus, elle est placée un mois après la Molokai et 2 semaines après la Catalina. C’est un peu dur d’enchaîner les trois à la suite. C’est une superbe course de paddleboard, on se retrouve au milieu de l’océan entre l’Espagne et la France au fond du Golfe de Gascogne. L’arrivée est unique au monde, il y a beaucoup de public, tout le monde applaudi, c’est vraiment incroyable.
Justement, parle-moi de tes entraînements. Comment te prépares-tu ?
Je nage quatre fois par semaine entre 5 et 6 km par séance. Essentiellement du crawl et du quatre nages. La natation est importante car c’est le sport qui se rapproche le plus de la gestuelle de rame. Je fais de la mémorisation gestuelle en nageant 4 fois par semaine.
Je cours trois par semaine entre 8 et 12 km en Aérobie entre 160 et 170 pulls. Je fais également quelques séances en côte. Je ne fais absolument pas de gym et encore moins de la musculation.
Mon entraînement commence 4 mois avant la Molokai. Le reste de l’année, je surfe beaucoup, je fais du stand-up paddle, du tow-in avec mon partenaire Mick Dibetta, du bodysurf.
Mon entraînement type de la semaine :
Lundi : 1 h 00 paddleboard 17.6 P Aérobie à l’océan
Mardi : natation en piscine
Mercredi : séance sur flat water (lac) en paddleboard 10 x 1 km repos 1’vitesse de course (pulls race)
Jeudi : natation en piscine
Vendredi : 1 h 00 paddleboard 17.6 P Aérobie à l’océan
Samedi : longue sortie de 3 – 4 h 30 max avec le vent et le swell de dos, vitesse de course (pulls race)
Dimanche : récupération
Que penses-tu du niveau des Français et de leur engagement dans cette compétition à Hawaii ?
Comme je te l’ai dit, le niveau augmente chaque année. Ce n’est plus comme avant, où cette course était organisée comme une épreuve locale. C’est exactement la même histoire en France qu’en Australie ; il y a eu le premier Australien Mick Dibetta en 1999, qui a entraîné tous les autres. Chez vous il y a Thierry Krawiec en 2002 qui a terminé 3e de sa catégorie en solo stock (12 pieds) et l’année d’après Walter et Stéphanie qui ont terminé 1er en team mixte et maintenant Ludovic Dulou qui fait 4e au général solo unlimited. J’espère qu’il y aura le jeune Ludo Pinet (4e solo à la San Sebastian — Capbreton) l’année prochaine.
Est-ce que tu reviens l’année prochaine en France ?
J’adore la France je m’y sens bien, même si la course est vraiment très dure. C’est également bien pour ma promo, mon sponsor, de plus, les vagues sont fantastiques au mois de septembre.
@+reinald


C est l'interview de Jamie Mitchel le multi
vainqueur de la molokai et de la San-Sebastien Capbreton.Quels sont les sports que tu pratiques ?
J’ai fait du rugby, du foot, de la natation et bien sûr du surf life-saving. Je garde un très bon souvenir de mes années Nipper ou tous les week-ends se passaient sur la plage du club (Coff Harbour) à faire des compétitions de nipper board dans les vagues.
J’ai été 1er du Queensland et 2e aux championnats d’Australie en paddleboard à l’âge de 19 ans avec mon club de la Gold coast North Burleigh
Comment as-tu connu la course de paddleboard longue distance qui traverse le chenal Molokai – Oahu à Hawaii ?
Mick Dibetta a fait la première édition en 1997 et l’a gagnée. De retour en Australie, il nous a parlé de ce moment magique et j’ai de suite accroché. Il était sur Hawaii pour une compétition de surf life-saving « Ocean Festival » et il a profité d’être sur place pour s’inscrire à cette course.
Combien de fois tu as traversé le chenal Molokai – Oahu ?
J’ai fait 9 traversées au total dont 7 en solo et 2 en team.
Je me suis inscrit à cette course pour la première fois en 1999, j’avais 21 ans et c’était en Team (paddleboard de 12 pieds) avec mon ami Leon Hay (champion du monde de paddleboard en surf life saving). Nous avons fini 1er.
En 2000, j’ai traversé le chenal en Solo sur une planche de 15’6 pieds shapée par Dick Van Straleen. J’ai fini 6e.
En 2001 je me suis retrouvé à Hawaii à la fin d’un voyage autour du monde. J’ai été contacté par l’Hawaiien Mick Fox pour la faire en Team et on a fini 1er.
C’est à partir de cette année que j’ai décidé de m’entraîner sérieusement et d’en faire un objectif. De 2002 à 2007, j’ai traversé le chenal en solo et j’ai gagné à chaque fois. J’ai battu le record détenu par Mick Ditteba en 2004 en 4 h 57 min, et en 2007 en 4 h 48 min.
Quel genre de planche utilises-tu pour la Molokai ?
Au début, j’utilisais des paddleboard shapés par Dick van Straleen que ce soit pour le surf life-saving 10.6, que pour la longue distance, 12 et 15.6 pieds. Aujourd’hui, je travaille avec Infront sur un modèle 17.6 pieds. C’est une planche shapée à la main à mes mesures, mes exigences et surtout pour Hawaii. Il y a un double concave du nose jusqu’au tail avec un bon rocker pour permettre de surfer les grosses houles pendant la course. Au fil des traversés, nous nous sommes aperçus qu’une planche de 17.6 – 18 pieds était idéale. Ma board pèse entre 12 et 14 kg. Si, on utilise un paddleboard trop léger, on est soumis à la poussée du vent comme un bouchon et une planche trop lourde on n’avance pas. C’est Mick Dibetta qui a mis au point le système de dérive que l’on retrouve sur toutes les planches Australiennes actuellement.
Et pour les autres courses comme la Catalina et San Sebastian – Capbreton ?
Pour la Catalina, il faut un paddleboard de plus de 18 pieds avec beaucoup moins de rocker. Pour la San Sebastian – Capbreton j’ai utilisé une bonne planche prêtée par Watermansport.
Parle-moi de la course à Hawaii ?
C’est une course qui procure beaucoup de sensations et d’émotions. On rame avec les éléments, le vent et le swell sont favorables. Il y a de plus en plus de monde, de concurrence et d’internationaux. J’ai beaucoup de feeling avec cette course car il y a toute l’histoire du surf avec ces personnages comme le Duke qui font d’Hawaii un lieu particulier. Cette course est considérée comme les championnats du monde, mais ce n’est pas officiel.
Et la course en France ?
Je m’entraîne pour un effort de 5 h 30, pas pour 7 heures. Ça reste trop long pour moi. De plus, elle est placée un mois après la Molokai et 2 semaines après la Catalina. C’est un peu dur d’enchaîner les trois à la suite. C’est une superbe course de paddleboard, on se retrouve au milieu de l’océan entre l’Espagne et la France au fond du Golfe de Gascogne. L’arrivée est unique au monde, il y a beaucoup de public, tout le monde applaudi, c’est vraiment incroyable.
Justement, parle-moi de tes entraînements. Comment te prépares-tu ?
Je nage quatre fois par semaine entre 5 et 6 km par séance. Essentiellement du crawl et du quatre nages. La natation est importante car c’est le sport qui se rapproche le plus de la gestuelle de rame. Je fais de la mémorisation gestuelle en nageant 4 fois par semaine.
Je cours trois par semaine entre 8 et 12 km en Aérobie entre 160 et 170 pulls. Je fais également quelques séances en côte. Je ne fais absolument pas de gym et encore moins de la musculation.
Mon entraînement commence 4 mois avant la Molokai. Le reste de l’année, je surfe beaucoup, je fais du stand-up paddle, du tow-in avec mon partenaire Mick Dibetta, du bodysurf.
Mon entraînement type de la semaine :
Lundi : 1 h 00 paddleboard 17.6 P Aérobie à l’océan
Mardi : natation en piscine
Mercredi : séance sur flat water (lac) en paddleboard 10 x 1 km repos 1’vitesse de course (pulls race)
Jeudi : natation en piscine
Vendredi : 1 h 00 paddleboard 17.6 P Aérobie à l’océan
Samedi : longue sortie de 3 – 4 h 30 max avec le vent et le swell de dos, vitesse de course (pulls race)
Dimanche : récupération
Que penses-tu du niveau des Français et de leur engagement dans cette compétition à Hawaii ?
Comme je te l’ai dit, le niveau augmente chaque année. Ce n’est plus comme avant, où cette course était organisée comme une épreuve locale. C’est exactement la même histoire en France qu’en Australie ; il y a eu le premier Australien Mick Dibetta en 1999, qui a entraîné tous les autres. Chez vous il y a Thierry Krawiec en 2002 qui a terminé 3e de sa catégorie en solo stock (12 pieds) et l’année d’après Walter et Stéphanie qui ont terminé 1er en team mixte et maintenant Ludovic Dulou qui fait 4e au général solo unlimited. J’espère qu’il y aura le jeune Ludo Pinet (4e solo à la San Sebastian — Capbreton) l’année prochaine.
Est-ce que tu reviens l’année prochaine en France ?
J’adore la France je m’y sens bien, même si la course est vraiment très dure. C’est également bien pour ma promo, mon sponsor, de plus, les vagues sont fantastiques au mois de septembre.
@+reinald
par CPB
publié dans :
Paddle-Board Longue Distance
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